Un encastrable au gaz peut simplifier l’utilisation d’un ancien foyer au bois tout en conservant son emplacement. Le projet ne consiste cependant pas à glisser n’importe quel appareil dans l’ouverture. Il faut identifier le foyer existant, mesurer toute la cavité, vérifier la cheminée, confirmer l’évacuation autorisée et planifier la ligne à gaz, l’électricité et les finitions.
La conversion n’est permise que si les appareils sont compatibles
Un encastrable possède sa propre chambre de combustion, son brûleur, ses commandes et son évacuation. Il est conçu pour un contexte d’installation défini par son homologation et son manuel. L’ancien foyer peut être :
- un foyer de maçonnerie construit sur place;
- un foyer préfabriqué métallique;
- un appareil ou un encastrable déjà installé;
- une ouverture modifiée dont l’origine est incertaine.
Un encastrable destiné à la maçonnerie ne peut pas être posé automatiquement dans un foyer préfabriqué. Pour ce dernier, le modèle d’origine et le nouvel encastrable doivent explicitement permettre l’installation, y compris toute modification de pièces internes. Si une étiquette manque, si le manuel l’interdit ou si la combinaison n’est pas documentée, il faut choisir une autre solution plutôt que modifier l’ancien foyer.
Le guide sur les types de foyers au gaz permet de comparer l’encastrable avec un foyer intégré neuf.
Mesurer toute les dimensions du foyer d'origine et évaluer la cheminée
Les foyers anciens sont rarement droits. Relevez la largeur et la hauteur à l’avant et au fond, la profondeur en haut et en bas, la forme du linteau, l’âtre, le registre et tout rétrécissement. Comparez ensuite ces mesures au dessin d’installation exact, pas seulement aux dimensions de la façade décorative.
La cheminée existante sert de passage à un ou des gaines prévues pour être connectées à l’encastrable, mais elle reste une partie critique du parcours. Une vérification doit porter sur :
- l’état visible de la maçonnerie et de l’ouverture;
- les déviations, obstructions et dimensions du passage;
- l’accès au sommet et la terminaison prévue;
- le couronnement, les solins et les traces d’infiltration;
- la possibilité d’installer le système sans endommager la structure.
Un encastrable ne corrige pas une infiltration d’eau. La cause doit être réparée séparément. Les principes de parcours sont expliqués dans le guide sur l’évacuation des foyers au gaz.
Prévoir l’alimentation en gaz et l’électricité
La ligne doit être calculée pour le combustible, la puissance maximale et la charge totale du bâtiment. Son parcours, le robinet d’arrêt et l’accès futur doivent être intégrés au projet avant les finitions. Une conduite qui passe à proximité n’est pas une preuve de capacité. La page ligne à gaz à Montréal résume cette préparation.
Plusieurs encastrables utilisent l’électricité pour le ventilateur, l’éclairage ou les commandes. L’alimentation doit être conforme et accessible. Le fonctionnement pendant une panne dépend du système d’allumage et du modèle ; certains appareils peuvent fonctionner seulement si les batteries de secours ont suffisamment d'énergie pour alimenter les fonctions électroniques telles que l'allumage et la modulation du brûleur. Le manuel de l'utilisateur est la référence afin d'obtenir de plus amples informations a ce sujet.
Façade, dégagements et coût du projet
La façade masque l’espace autour du corps de l’appareil, sans rendre l’installation universelle. Avant de tailler la brique, la pierre, le manteau ou l’âtre, vérifiez les dimensions permises des matériaux avoisinants. Un matériau dit incombustible peut avoir un support qui change l’assemblage autorisé.
Le budget comprend le modèle, les accessoires, les gaines, la terminaison, la ligne à gaz, l’électricité, l’accès au toit, la façade, et possiblement les travaux de maçonnerie et les réparations découvertes. Une soumission fondée seulement sur le prix de l’appareil ne peut pas représenter le coût complet du projet.
Si l’ancien foyer est incompatible, la démolition et la reconstruction dans le but d'accueillir un foyer de type direct vent ou même un poêle autoportant peuvent être plus logiques. Si un appareil au gaz existant demeure homologué, sécuritaire et réparable, son entretien peut aussi être préférable à son remplacement. Dans la grande région métropolitaine, une inspection du foyer peut documenter l’installation avant de sélectionner une solution.
Questions fréquentes
Peut-on installer un encastrable dans n’importe quel foyer au bois?
Non. Le type d’ancien foyer, sa conception initiale, ses dimensions, son état et les instructions des appareils doivent rendre la combinaison compatible.
Peut-on retirer des pièces d’un foyer préfabriqué pour faire de la place?
Seulement si la documentation fournie avec l'appareil l’autorise. Une modification non testée en laboratoire peut annuler l’homologation et rendre l’installation dangereuse.
Un encastrable élimine-t-il les infiltrations d'eau de la cheminée?
Non. Le couronnement, les solins, les joints ou la maçonnerie responsables de l’eau doivent être corrigés indépendamment.
Est-il possible de conserver le manteau existant?
Souvent, mais uniquement si sa saillie, sa hauteur, ses matériaux et son support respectent les dégagements du nouvel appareil. Plus l'appareil est puissant en BTU, plus il y a de chances que la distance des combustibles soit grande. De plus, si un manteau n'était pas conforme avec le foyer d'origine, il risque fortement de ne pas l'être non plus avec la mise en place d'un nouvel appareil.
En résumé
Une conversion vers un encastrable exige la compatibilité documentée de l’ouverture, de l’ancien foyer, de la cheminée et du nouvel appareil. Les mesures et plaques signalétiques doivent être vérifiées avant de choisir le modèle ou les finitions.